Booba vs les influenceurs arnaques, frime et putaclics. 29 juillet 2022 | Libération

Interview

Booba: «Il faut que le monde totalement fake des influenceurs tombe»

Pourvoyeuses de petites et grandes «escroqueries» sur le Web, plusieurs stars des réseaux sociaux sont prises à partie par le rappeur. Enquête sur un business qui a déjà fait des milliers de victimes, bientôt dans les radars de la justice.

Le rappeur, qui se positionne en lanceur d’alerte, explique les raisons de ses attaques parfois violentes sur les plateformes contre des influenceurs basés à Dubaï.

La rappeur Booba, le 13 novembre à Paris. (Edouard Caupeil/Edouard CAUPEIL)

par Willy Le Devin et Alexandra Pichard

publié le 28 juillet 2022 à 19h57

Le rappeur Booba, de son vrai nom Elie Yaffa, 45 ans, qui a répondu à nos questions au téléphone depuis Miami, revient sur sa volonté de dénoncer les pratiques de certains influenceurs et justifie ses attaques parfois violentes sur les réseaux sociaux.

Qu’est-ce qui explique votre volonté de dénoncer les pratiques des influenceurs aujourd’hui ?

C’est la découverte de leurs arnaques massives qui m’a révolté. A la base, je ne connais pas ces gens. Ils ne m’intéressent pas, et leurs émissions me donnent envie de vomir à chaque fois que je les vois à la télé. Mais un jour, l’un d’eux, Marc Blata, est parti en croisade contre moi pour une histoire de fausse montre qu’on m’avait prêtée.

Il s’est mis à raconter toutes sortes de mensonges sur moi. J’ai découvert à ce moment-là son business de cryptomonnaies et de trading complètement frelaté. De là, je suis parti en guerre contre lui sur les réseaux sociaux. Et plus je l’allumais, plus j’explorais le monde de merde des influenceurs. J’ai découvert le rôle de leur pseudo manageuse, Magali Berdah, la reine de la futilité. Ça m’a donné envie de creuser pour comprendre. Comprendre pourquoi des milliers d’internautes les accusent d’escroquerie.

Certains de vos comptes sur les réseaux ont été supprimés, notamment sur Instagram. N’êtes-vous pas non plus allé trop loin dans vos ripostes verbales ?

C’est une histoire de fou, la suppression de mon compte Instagram. Je dénonce les escrocs, on ferme mon compte.

Dans un entretien à Libération, le rappeur se positionne comme un « lanceur d’alerte » contre les pratiques de certains influenceurs et appelle les pouvoirs publics à « réagir ».

Entre le rappeur Booba et l’influenceuse Magali Berdah, la hache de guerre est loin d’être enterrée. L’un des plus grands noms du rap français s’est mis en croisade et dénonce depuis plusieurs mois le business des influenceurs et les accuse régulièrement « d’arnaquer les honnêtes gens ». Dans une interview publiée dans Libération ce jeudi, Booba estime qu’il a pour « mission » de dénoncer « un monde totalement fake ».

« Leur délire là, le dropshipping, c’est révoltant. Et moi, parce que j’ai de l’impact et que je suis suivi sur les réseaux, c’est ma mission de le dénoncer », explique-t-il au quotidien national, qui lui consacre sa Une.

« Le bus Booba est là pour embarquer tous ceux qui veulent les voir payer pour leurs délits. Maintenant que je suis lancé là-dedans, il faut que je termine », juge le rappeur.

« On a déposé des plaintes et des signalements »

Booba attaque au vitriol les influenceurs. « Au-delà de n’avoir aucun talent, de faire la promotion de la culture du vide, de la débilité, et de ne pas payer leurs impôts en France, ils entubent des citoyens (notamment des adolescents) en leur vendant des saloperies », lance-t-il.

Interrogé par nos confrères de Libération sur les jeunes qui peuvent s’identifier aux influenceurs, Booba tempère. « Chacun regarde ce qu’il veut », explique-t-il, disant avoir été « révolté par la découverte d’arnaques massives. »

« Ce qui me choque, c’est par exemple quand Maeva Ghennam, la vingtaine, vient dire sur Instagram qu’elle s’est fait faire un vagin de fille de 12 ans, et que derrière un chirurgien de 50 ans confirme. C’est quoi ça? C’est pas possible franchement », lance Booba.

« Une demande de justice »

Avec son équipe, le rappeur recueille sur une adresse mail de nombreux témoignages de personnes qui ont été arnaquées. « On a des centaines de cas, des jeunes, des mères de famille », déplore-t-il. « On a déposé des plaintes et des signalements auprès des services spécialisés », explique Booba.

« Maintenant, il faut que les autorités réagissent, moi je ne suis pas le ministre des fraudes. Parfois, on me tacle, genre je suis pas un enfant de chœur parce que je clashe Kaaris, mais là, ça n’a juste rien à voir. Il y a des enjeux financiers, des gros sous ».

« Faut que ce soit la fin pour ces gens. Cette histoire ce n’est pas un clash, c’est une demande de justice. Et quand ce sera fini, j’apporterai des oranges à Magali Berdah », conclut-il.

C’est la Une de Libération ce matin le combat qu’à lancé le rappeur Booba contre le monde des influenceurs ! Un combat qui se joue depuis des semaines sur les réseaux sociaux mais qui désormais prend une autre tournure puisque c’est sur le plan judiciaire que les choses vont se jouer.

Booba a en effet décidé de faire tomber le monde des influenceurs et en particulier ceux qui vivent à Dubaï et passent leur journée à tenter de vendre des produits à leurs followers.

Mais bien plus qu’une guéguerre, c’est désormais à un véritable phénomène de société que veut s’attaquer Booba, ce lui qu’il décrit comme des gens qui « au-delà de n’avoir aucun talent, de faire la promotion de la culture du vide, de la débilité, et de ne pas payer leurs impôts en France, entubent des citoyens ! »

Et quand on lui demande dans Libé pourquoi, il se lance dans ce combat, il explique que « ça ne peut pas être un modèle pour la jeunesse d’être débiles, refaits et moches à ce point. »

En fait, le rappeur semble découvrir cet univers qui s’expose à la télé depuis des années sur W9, TFX et NRJ12 en particulier et qui au choix fait rire ou pleurer les téléspectateurs.

Booba ne s’en cache pas et raconte avoir découvert récemment ces gens qui « exposent toute leur vie, leurs histoires, leurs scènes de ménage, mais c’est du voyeurisme et du bidon. Il y en a qui font du placement de produits bas de gamme, un autre qui fait des films de cul pour 300 euros. Franchement, c’est répugnant, je les déteste. Ils ne font aucun effort, ils n’apportent rien, ils n’ont aucun talent. »

Et plus globalement, Booba s’en prend également à tous ces programmes qui désespèrent de nombreux parents mais amusent et passionnent les plus jeunes : « Moi, j’ai 45 ans, et ça ne me fait pas rire de les voir à la télé dans des émissions minables, ne sachant même pas parler français correctement. Il faut arrêter de promouvoir la connerie. (…) Ce qui me choque, c’est par exemple quand Maeva Ghennam, la vingtaine, vient dire sur Instagram qu’elle s’est fait faire un vagin de fille de 12 ans, et que derrière un chirurgien de 50 ans confirme. C’est quoi ça ? C’est pas possible franchement. » 

Au final, depuis que Booba a lancé son combat, le ministre de l’Economie mais aussi la Direction générale et la répression des fraudes et des douanes se sont saisis de ces dossiers et l’avocat de Booba, Me Patrick Klugman a réalisé plusieurs signalements mais également déposé plusieurs plaintes en justice.

RÉSEAUX SOCIAUX – « Il faut que leur monde totalement fake tombe. » Ces mots, ce sont ceux de Booba. Le rappeur français fait la Une de Libération, ce vendredi 29 juillet. L’occasion pour lui de revenir sur le combat farouche qu’il mène contre le monde de l’influence et sa papesse, Magali Berdah, depuis quelques semaines.

L’artiste, qui se définit comme « lanceur d’alerte » accuse en effet de nombreux candidats de téléréalité, comme Maëva Ghennam, Dylan Thiry, Sarah Fraisou ou encore Marc Blata, d’escroquer leurs abonnés sur les réseaux sociaux. « Leur délire là, le drop-shipping [système de vente qui permet aux influenceurs de vendre des produits sans avoir à les acheter, NDLR], c’est révoltant. Et moi, parce que j’ai de l’impact et que je suis suivi sur les réseaux, c’est ma mission de le dénoncer », a-t-il confié au quotidien.

« Ils entubent des citoyens – notamment des adolescents – en leur vendant des saloperies, a-t-il poursuivi. Par exemple, vous payez 38 euros sur Internet pour recevoir une crème ou je ne sais pas quoi, et vous recevez au mieux un pauvre tube [qui vaut] 5 euros dans un colis AliExpress, et souvent rien du tout. Eux, ils se prennent 33 euros ! Sauf que vous, votre argent il est parti. »

« Ils ont voulu me détruire, mais c’est moi qui vais les détruire »

L’interprète de Boulbi a d’ailleurs une cible bien identifiée en tête, qui n’est autre que l’agente d’influenceurs la plus puissante de milieu, Magali Berdah. Entre les deux, la guerre est plus que déclarée puisque la quadragénaire, que le rappeur décrit comme « la reine de la futilité », a récemment porté plainte pour harcèlement contre lui. Elle a également obtenu la suspension de son compte Instagram.

« Ils ont voulu me détruire, notamment Magali Berdah, en signalant massivement mes comptes pour les faire fermer, mais c’est moi qui vais les détruire. Judiciairement, j’entends », a assuré Booba dans les colonnes de Libération.

En ce sens, ce dernier recense depuis quelque temps des témoignages et plaintes de personnes qui disent avoir été arnaquées. « C’est déjà bien avancé, on a des centaines de cas, des jeunes, des mères de famille. C’est du solide, y a du gros », a-t-il affirmé, avant d’interpeller le gouvernement. « Maintenant, il faut que les autorités réagissent, moi je ne suis pas le ministre des fraudes », a-t-il livré.

Et de conclure : « Le bus Booba est là pour embarquer tous ceux qui veulent les voir payer pour leurs délits. Maintenant que je suis lancé là-dedans, il faut que je termine. »

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